Après l’expulsion de mon oncle

2 avril 2025

Par Ye Qiu, Chine

Mon oncle est docteur en médecine traditionnelle chinoise. Quand j’avais dix ans, j’ai eu un accident, je vomissais du sang sans arrêt, et c’est mon oncle qui m’a sauvée au moment critique. Je m’étais toujours souvenue de cette bonté qui m’a sauvé la vie, et je me disais que je devais rendre la pareille à mon oncle une fois adulte. En 2008, mon père est décédé d’une maladie. Alors que toute la famille était profondément affligée mon oncle nous a prêché l’Évangile des derniers jours de Dieu-Puissant. Non seulement ça nous a permis de nous appuyer sur quelque chose, mais ça nous a aussi donné l’occasion de poursuivre la vérité et d’atteindre le salut, ce qui m’a rendue encore plus reconnaissante envers mon oncle. À cause de la mort de mon père, ma mère avait du mal à payer les frais d’éducation pour nous, les trois enfants. Mon oncle m’a alors accueillie chez lui, où j’ai pu croire en Dieu tout en étudiant la médecine avec lui. Je vivais et mangeais chez lui. Je n’étais pas en très bonne santé et mon oncle me préparait souvent des plats nourrissants. Il me traitait comme sa propre fille, alors j’étais pleine de gratitude envers lui et je me disais que s’il rencontrait de quelconques difficultés à l’avenir, du moment que j’étais capable de faire quelque chose pour l’aider, je ferais tout ce que je peux le faire.

En 2011, l’Église a déterminé que mon oncle était une personne malfaisante. Il était arrogant, prétentieux, il causait des problèmes déraisonnables et n’acceptait pas du tout la vérité. Il tourmentait ceux qui lui faisaient des suggestions et jugeait, attaquait et condamnait souvent les dirigeants et les ouvriers. Il provoquait des conflits entre les frères et sœurs et les dirigeants, ce qui engendrait de graves perturbations dans la vie et le travail de l’Église. Il réprimait tellement les frères et sœurs que ces derniers n’osaient pas interagir avec lui, et il refusait de se repentir malgré des échanges répétés. L’Église a décidé de l’expulser. À ce moment-là, le dirigeant m’a demandé si j’acceptais de signer de mon nom, et j’étais vraiment tiraillée. Le comportement de mon oncle était vraiment flagrant ; même moi, son mépris et ses attaques m’avaient fait pleurer. Mais je me suis dit : « Si je signe de mon nom et qu’il l’apprend, que pensera-t-il de moi ? Mon oncle m’a sauvé la vie quand j’étais petite, il nous a prêché l’Évangile et m’a appris la médecine. Il est bon pour moi de bien des façons, et si je signe, ne dira-t-il pas que je suis cruelle et ingrate ? » Toutefois, à ce moment-là, le dirigeant a lu un passage des paroles de Dieu qui m’a vraiment touchée. Dieu dit : « Par quel principe les paroles de Dieu demandent-elles que les gens traitent les autres ? Aimer ce que Dieu aime et haïr ce que Dieu hait : c’est là le principe auquel il faut adhérer. Dieu aime ceux qui poursuivent la vérité et sont capables de suivre Sa volonté ; ce sont aussi les gens que nous devrions aimer. Ceux qui ne sont pas capables de suivre la volonté de Dieu, qui Le haïssent et se rebellent contre Dieu, sont des gens détestés par Dieu, et nous devrions les détester, nous aussi. C’est ce que Dieu demande à l’homme. […] Pendant l’ère de la Grâce, le Seigneur Jésus a dit : “Qui est ma mère, et qui sont mes frères ?” “Car, quiconque suit la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère”. Ces paroles existaient déjà à l’ère de la Grâce et, à présent, les paroles de Dieu sont encore plus claires : “Aime ce que Dieu aime, et hais ce que Dieu hait.” Ces paroles vont droit au but, pourtant, les gens sont souvent incapables d’en saisir le sens véritable » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Ce n’est qu’en reconnaissant ses opinions erronées que l’on peut vraiment changer). En lisant les paroles de Dieu, je me suis sentie un peu coupable. Mon oncle s’était clairement comporté comme une personne malfaisante, mais je ne voulais toujours pas signer de mon nom. N’étais-je pas en train de tolérer ses interruptions et perturbations continuelles dans l’Église ? Je ne devrais pas agir en me fondant sur l’affection, mais plutôt pratiquer conformément aux paroles de Dieu : « Aime ce que Dieu aime et hais ce que Dieu hait. » Alors, j’ai signé de mon nom.

En 2012, l’Église a distribué un avis sur l’expulsion de mon oncle, et j’avais toujours peur de lui faire face. Plus tard, quand mon oncle a appris que j’avais signé, il m’a grondé pour avoir manqué de discernement et m’a traitée d’imbécile ! En l’entendant dire ça, j’ai compris qu’il n’avait pas du tout réfléchi à ses actes malfaisants et qu’il ne les avait absolument pas compris, mais je me demandais encore si je m’étais montrée trop cruelle et ingrate envers lui en signant de mon nom. Par la suite, en raison des besoins de mon devoir, j’ai quitté la maison de mon oncle. Même si je n’avais plus à faire face à mon oncle, ses paroles de réprimande persistaient encore dans mon esprit. En particulier, il s’est passé quelque chose plus tard qui m’a fait me sentir encore plus redevable envers mon oncle, et j’ai fini par faire quelque chose qui résistait à Dieu.

Vers la fin de l’année 2016, j’étais absente de la maison pour faire mon devoir, et j’ai été envoyée à l’hôpital par les frères et sœurs en raison d’une pneumonie sévère et d’un épanchement pleural. Mon oncle s’est précipité à l’hôpital et s’est occupé de moi sans répit, en dépensant à la fois de l’argent et des efforts. Ma tension artérielle était dangereusement basse et il m’a traitée par acupression. Après mon départ de l’hôpital, il a même préparé des médicaments traditionnels chinois pour m’aider à récupérer. En voyant qu’il était toujours bon avec moi malgré le fait que j’avais signé pour son expulsion, mon sentiment de culpabilité à son égard s’est renforcé. À cette époque, mon oncle m’a raconté comment il avait continué à prêcher l’Évangile au cours des dernières années, même après avoir été expulsé, en amenant plusieurs personnes à Dieu. Il avait même été arrêté par le PCC pour avoir prêché l’Évangile, et sa maison avait été fouillée, ses biens confisqués et sa pharmacie fermée. Il avait perdu plus de 100 000 yuans. Malgré les persécutions du grand dragon rouge, il n’avait pas divulgué l’endroit où les livres des paroles de Dieu étaient conservés. Toutefois, quand le PCC lui avait montré des photos et lui avait demandé d’identifier les frères et sœurs, il avait reconnu que l’une des sœurs était une dirigeante. C’était la dirigeante qui l’avait expulsé quelques années plus tôt. Après m’avoir raconté tout ça, il m’a reproché de ne pas avoir de conscience, en disant qu’il me considérait comme sa fille et qu’il s’occupait de moi comme un père, mais qu’en retour, je n’avais montré aucun sentiment humain et que j’avais agi comme un animal à sang froid. En l’entendant parler de ces choses, je me suis sentie redevable à son égard et j’ai également compati avec lui. À cette époque, j’ai justement entendu les dirigeants supérieurs dire que si ceux qui avaient été expulsés faisaient preuve de repentance et continuaient à croire en Dieu et à diffuser l’Évangile, ils pouvaient être réintégrés dans l’Église. Ça m’a fait penser à mon oncle. Je me suis dit que même s’il avait été expulsé, il avait diffusé l’Évangile ces dernières années. Quand il avait été arrêté et interrogé par le PCC, il n’avait toujours pas renié Dieu. N’était-il donc pas possible pour mon oncle d’être accepté à nouveau dans l’Église ? Même s’il se contentait de prêcher l’Évangile et de rendre service pour réparer ses fautes passées, ce serait acceptable. Après ça, si d’autres personnes échangeaient davantage sur les paroles de Dieu avec lui, ne pourrait-il pas progressivement commencer à réfléchir au mal qu’il avait fait et atteindre la repentance et le changement ? Si je parvenais à le faire accepter à nouveau dans l’Église, ne verrait-il pas que j’avais un peu de conscience et que je n’étais pas une personne si ingrate ? Quand cette pensée m’a traversé l’esprit, j’ai eu le sentiment que j’avais trouvé une occasion de me racheter et de lui rendre sa bonté. J’ai donc écrit au dirigeant pour lui faire part des bons comportements de mon oncle. Mais en ce qui concerne le fait qu’il avait identifié la photo de la dirigeante d’Église pour la police, et qu’il s’était plaint devant moi et m’avait fait la morale, tout ça, je l’ai omis. Plus tard, les dirigeants ont pris des dispositions pour que quelqu’un aille le rencontrer afin de voir s’il répondait aux critères pour être accepté à nouveau dans l’Église. Quelques jours après, une sœur m’a raconté : « Quand on est allé voir ton oncle et qu’on lui a demandé comment il avait réfléchi sur lui-même et essayé de se connaître, il s’est exaspéré et a dit : “Vous n’êtes pas du tout ici pour enquêter sur les faits. Vous et les dirigeants, vous ne faites que vous couvrir les uns les autres ; vous êtes tous complices là-dedans.” Il avait l’air d’être sur le point de nous frapper, et c’est ta tante qui n’a pas arrêté de le dissuader et de le retenir. Puis, il s’est mis à agiter les mains et à pester bruyamment sur le passé, à chercher des torts et à refuser de lâcher prise, en attaquant et en jugeant les dirigeants. On a vu qu’il n’a aucune compréhension de lui-même et qu’il n’est pas digne d’être accepté à nouveau dans l’Église. » Ensuite, la sœur a aussi échangé avec moi sur le fait de discerner et de percer à jour l’essence de mon oncle, et m’a demandé comment je comprenais la question. Face au comportement de mon oncle, je ne pouvais rien dire ; il n’était effectivement pas digne d’être accepté.

Plus tard, j’ai cherché des paroles de Dieu en rapport avec mes problèmes. J’ai lu ces paroles de Dieu : « Ceux qui ont été corrompus par Satan ont tous un tempérament corrompu. Certains n’ont rien d’autre qu’un tempérament corrompu, tandis que d’autres ne sont pas comme cela : non seulement ils ont un tempérament satanique corrompu, mais leur nature est également malveillante à l’extrême. Non seulement leurs paroles et leurs actes révèlent leur tempérament satanique corrompu, mais en outre, ces gens sont eux-mêmes de vrais démons et Satans. Leur conduite interrompt et perturbe l’œuvre de Dieu, elle perturbe l’entrée des frères et sœurs dans la vie, et elle nuit à la vie normale de l’Église. Tôt ou tard, ces loups déguisés en brebis doivent être renvoyés : il faut adopter une attitude impitoyable, une attitude de rejet à l’égard de ces serviteurs de Satan. Ce n’est qu’en faisant cela que l’on se tient du côté de Dieu, et ceux qui ne peuvent pas le faire sont en collusion avec Satan » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Avertissement à ceux qui ne pratiquent pas la vérité). « Qui est Satan, qui sont les démons et qui sont les ennemis de Dieu, sinon les résistants qui ne croient pas en Dieu ? Ne sont-ce pas ces gens qui se rebellent contre Dieu ? Ne sont-ce pas ces gens qui prétendent avoir la foi, mais n’ont pas la vérité ? Ne sont-ce pas ceux qui cherchent simplement à obtenir des bénédictions sans pouvoir témoigner pour Dieu ? Tu te mêles toujours à ces démons aujourd’hui et tu les traites avec conscience et amour, mais dans ce cas, n’es-tu pas en train d’avoir de bonnes intentions à l’égard de Satan ? N’es-tu pas de mèche avec les démons ? Si les gens sont parvenus jusque-là et ne sont toujours pas en mesure de faire la distinction entre le bien et le mal, et continuent aveuglément d’aimer et d’être miséricordieux sans aucun désir de chercher les intentions de Dieu ou d’être, d’aucune manière, capable de prendre les intentions de Dieu comme étant les leurs, alors leur fin sera d’autant plus misérable. Toute personne qui ne croit pas en Dieu dans la chair est un ennemi de Dieu. Si tu peux te soucier d’un ennemi et l’aimer, ne manques-tu pas d’un sens de la justice ? Si tu es compatible avec ceux que Je déteste et avec qui Je suis en désaccord, et que tu continues à les aimer ou avoir des sentiments personnels envers eux, n’es-tu pas rebelle ? Ne résistes-tu pas à Dieu intentionnellement ? Une telle personne possède-t-elle la vérité ? Si les gens font preuve de conscience vis-à-vis des ennemis, aiment les démons et éprouvent de la pitié pour Satan, n’interrompent-ils pas l’œuvre de Dieu intentionnellement ? » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Dieu et l’homme entreront dans le repos ensemble). Je me suis sentie profondément jugée par les paroles de Dieu. Mon oncle avait déjà été expulsé depuis plusieurs années. S’il avait eu un peu de conscience ou de raison, après avoir fait tant de choses qui ont blessé des gens, interrompu et perturbé la vie d’Église, et résisté à Dieu, il aurait eu mauvaise conscience. Il aurait réfléchi sur lui-même, aurait éprouvé des regrets et se serait repenti. En particulier, on avait échangé avec lui, les frères et sœurs et moi-même, et on lui avait fait remarquer ses problèmes pendant cette période, mais il n’avait toujours pas la moindre compréhension de lui-même, il m’avait même haï ces dernières années et il avait encore plus haï la dirigeante. Il croyait que son expulsion avait été causée uniquement par les autres, il nourrissait du ressentiment à l’égard de la dirigeante qui l’avait expulsé et avait même identifié sa photo pour la police. Par la suite, il a continué à répandre ses préjugés contre la dirigeante, en la condamnant comme une fausse dirigeante et un antéchrist. Il était clair qu’il avait l’essence d’une personne malfaisante, et que par nature il avait de l’aversion pour la vérité et la haïssait, et qu’il ne se repentirait et ne changerait jamais. Face à une personne aussi réellement malfaisante, je continuais à insister sur le fait d’avoir une conscience et de lui rendre sa bonté, en allant jusqu’à le défendre et dire du bien de lui, en espérant qu’il serait réadmis dans l’Église. J’étais réellement aveugle et stupide, incapable de distinguer le bien du mal. N’étais-je pas en train d’essayer de m’attirer les faveurs de Satan, de me ranger du côté des personnes malfaisantes et de résister à Dieu ?

Plus tard, j’ai lu un passage des paroles de Dieu et j’ai gagné une certaine compréhension du tempérament juste de Dieu. J’ai alors ressenti encore plus fortement le fait que mon oncle ne devait pas être réadmis dans l’Église. Dieu dit : « Peu M’importe que ton travail soit méritant, que tes compétences soient impressionnantes, que tu Me suives de près, que tu sois célèbre ou que ton attitude se soit améliorée ; tant que tu n’as pas fait ce que J’ai exigé, tu ne pourras jamais gagner Mon éloge. Oubliez toutes vos idées et vos calculs le plus vite possible et commencez à considérer Mes exigences sérieusement. Sinon, Je réduirai tout le monde en cendres afin de mettre fin à Mon œuvre, et au pire, Je réduirai à néant Mes années d’œuvre et de souffrance, car Je ne peux pas amener dans Mon royaume ou faire entrer dans l’ère suivante Mes ennemis et des gens qui empestent le mal et ont l’apparence de Satan » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Les transgressions conduiront l’homme en enfer). Après avoir lu les paroles de Dieu, je pouvais sentir le tempérament saint, juste et inoffensable de Dieu, et j’ai aussi compris les principes selon lesquels Dieu traite les gens. Quand j’ai entendu les dirigeants supérieurs dire que si ceux qui avaient été expulsés continuaient à croire en Dieu, continuaient à prêcher l’Évangile et faisaient preuve de repentance, ils pouvaient être réadmis dans l’Église, j’avais comparé ça au comportement apparent de mon oncle. Je me disais qu’il avait continué à prêcher l’Évangile après avoir été expulsé et qu’il n’avait pas renié Dieu sous l’arrestation et la persécution du grand dragon rouge, et je pensais donc qu’il pouvait encore être accepté malgré son absence d’introspection et de compréhension de soi. Après avoir lu les paroles de Dieu, j’ai pris conscience que Dieu a des critères pour évaluer les gens, et que l’Église a aussi des principes pour accepter les gens. En particulier pour ceux qui ont été expulsés par le passé pour avoir fait le mal, il est crucial d’évaluer s’ils ont réellement compris leurs actes malfaisants et s’ils se sont repentis et ont changé. Si ce n’est pas le cas, ils ne pourront jamais être acceptés à nouveau dans l’Église. Même si mon oncle, après avoir été expulsé, avait continué à prêcher l’Évangile, en affichant quelques bons comportements, il n’avait pas du tout réfléchi sur ses actes malfaisants passés ni sur sa nature corrompue et il ne les avait pas compris le moins du monde. Peu importe la manière dont les autres échangeaient avec lui, lui faisaient remarquer ses problèmes ou l’émondaient et l’exposaient, il ne parvenait pas à prendre conscience de quoi que ce soit, et se montrait même hostile à l’égard de tous ceux qui l’incitaient à réfléchir sur lui-même, en répandant des préjugés à l’encontre des dirigeants, en trompant les gens et en perturbant et en dérangeant la vie d’Église. Une personne aussi manifestement malfaisante et démoniaque a été expulsée entièrement grâce à la justice de Dieu. C’est exactement comme Dieu le dit : « Car Je ne peux pas amener dans Mon royaume ou faire entrer dans l’ère suivante Mes ennemis et des gens qui empestent le mal et ont l’apparence de Satan. » Mais je continuais à prendre sa défense, en voulant qu’il soit réadmis dans l’Église. N’étais-je pas en train de m’opposer à Dieu ? En prenant conscience de ça, j’ai encore plus eu le sentiment que je ne comprenais pas la vérité et que j’étais extrêmement ignorante et idiote !

Plus tard, comme je devais encore récupérer de ma maladie, j’étais souvent en contact avec mon oncle. Son comportement s’est encore aggravé ; non seulement il jugeait les dirigeants, mais il parlait aussi de manière arrogante et jugeait l’homme utilisé par le Saint-Esprit. Ça m’a fait voir encore plus clairement son essence : il haïssait la vérité et était un ennemi de Dieu. Je me sentais aussi coupable et pleine de remords d’avoir un jour pris sa défense. Je ne pouvais pas m’empêcher de me demander : « Pourquoi est-ce que j’ai toujours voulu rendre sa bonté à une personne aussi franchement malfaisante ? » Je ne parvenais jamais à comprendre pourquoi jusqu’à ce que je lise plus tard un passage des paroles de Dieu et que je découvre la racine du problème. Dieu Tout-Puissant dit : « Les déclarations sur la conduite morale comme “un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude” ne disent pas exactement aux gens quelles sont leurs responsabilités dans la société et parmi l’humanité. Au lieu de cela, elles sont un moyen de lier les gens ou de les forcer à agir et à penser d’une certaine manière, qu’ils le veuillent ou non et quels que soient les circonstances ou le contexte dans lesquels ils reçoivent ces actes de bonté. Il existe de nombreux exemples comme cela dans la Chine ancienne. Par exemple, un jeune mendiant affamé avait été recueilli par une famille qui l’avait nourri, habillé, formé aux arts martiaux et qui lui avait enseigné toutes sortes de connaissances. Cette famille avait attendu qu’il ait grandi, puis elle avait commencé à l’utiliser comme source de revenus, l’envoyant faire le mal, tuer des gens, commettre des actes qu’il ne voulait pas commettre. Si vous considérez son histoire à la lumière de toutes les faveurs qu’il avait reçues, alors le fait qu’on l’ait sauvé était une bonne chose. Mais si vous considérez ce qu’il avait été forcé de faire plus tard, était-ce vraiment bien ou mal ? (C’était mal.) Mais sous le conditionnement de la culture traditionnelle et d’idées telles que : “Un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude”, les gens ne peuvent pas faire cette distinction. En surface, il semble que le garçon n’ait pas eu d’autre choix que de commettre des actes malfaisants et de faire du mal à des gens, de devenir un tueur, choses que la plupart des gens ne souhaiteraient pas faire. Mais le fait qu’il accomplisse ces mauvaises choses et tue sur ordre de son maître ne venait-il pas, au fond de lui, d’un désir de remercier ce maître en retour de sa bonté ? En particulier en raison du conditionnement de la culture traditionnelle chinoise, par exemple : “Un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude”, les gens ne peuvent s’empêcher d’être influencés et contrôlés par ces idées. À coup sûr, ces idées contraignent la façon dont les gens agissent, ainsi que les intentions et les motivations qui se cachent derrière leurs actions. Quand ce garçon s’était retrouvé dans cette situation, quelle avait été sa première pensée ? “J’ai été sauvé par cette famille, et ils ont été bons avec moi. Je ne peux pas être ingrat, je dois les remercier en retour de leur bonté. Ma vie, je la leur dois, je dois donc la leur consacrer. Je dois faire tout ce qu’ils me demandent, même si cela signifie faire le mal et tuer des gens. Il ne faut pas que je me demande si c’est bien ou mal, je dois simplement les remercier en retour de leur bonté. Sinon, serais-je encore digne d’être qualifié d’humain ?” En conséquence, chaque fois que cette famille voulait qu’il assassine quelqu’un ou fasse quelque chose de mal, il le faisait sans aucune hésitation ni réserve. Sa conduite, ses actions et son obéissance inconditionnelle, n’étaient-elles donc pas toutes dictées par l’idée et l’opinion qu’“un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude” ? Ne respectait-il pas ce critère de conduite morale ? (Si.) Que constatez-vous à partir de cet exemple ? Le dicton “un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude” est-il une bonne chose ou non ? (Non, il n’y a pas de principe là-dedans.) En fait, une personne qui récompense un acte de bonté a bien un principe. À savoir, qu’“un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude”. Si quelqu’un fait preuve de bonté à ton égard, tu dois lui rendre la pareille. Si tu ne le fais pas, tu n’es pas humain et il n’y a rien que tu puisses dire si tu es condamné pour cela. Comme on dit : “La gentillesse d’une goutte d’eau devrait être récompensée par une source jaillissante”, mais dans ce cas, le garçon a bénéficié non pas d’un petit acte de bonté, mais d’une bonté salvatrice, et il avait d’autant plus de raisons de remercier en retour en sacrifiant une vie. Il ne savait pas quels étaient les limites et les principes lorsqu’il s’agissait de remercier quelqu’un en retour de sa bonté. Il croyait que sa vie lui avait été donnée par cette famille et qu’il devait donc lui consacrer sa vie en retour et faire tout ce qu’elle exigerait de lui, y compris le meurtre ou d’autres actes de malfaisance. Dans cette façon de rendre la gentillesse, il n’y a ni principes ni limites. Il avait servi de complice à des malfaiteurs et ce faisant, il s’était détruit. Était-il juste de sa part de rendre la bonté de cette manière ? Bien sûr que non. C’était une façon stupide de faire les choses » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, En quoi consiste la poursuite de la vérité (7)). Après avoir lu les paroles de Dieu, j’ai reconnu que je m’étais toujours sentie redevable et coupable envers mon oncle et que j’avais toujours voulu faire amende honorable et lui rendre sa bonté. C’était principalement parce que j’avais été liée et contrainte par la pensée morale qui dit qu’« un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude », et que « la gentillesse d’une goutte d’eau devrait être récompensée par une source jaillissante ». Je croyais que si quelqu’un m’avait donné un coup de main quand j’en avais le plus besoin ou m’avait sauvé la vie en temps de crise, je devais me souvenir à jamais de cette gentillesse et je devais lui rendre dûment la pareille à l’avenir. Ce n’est qu’ainsi que j’aurais une conscience et de l’humanité. Si je ne savais pas rendre la pareille, j’étais une personne ingrate et dépourvue d’humanité, et je serais détestée et traitée de misérable ingrate. Prenez ma mère, par exemple. Elle a quatre frères et sœurs, et par le passé, sa famille a eu des difficultés financières. Pour soutenir les études de l’aîné de mes oncles, le cadet et ma mère ont renoncé à poursuivre leurs études. Finalement, l’aîné de mes oncles a obtenu un emploi stable, et la famille s’attendait au départ à ce qu’il aide à subvenir aux besoins de ses frères et sœurs. Toutefois, non seulement il a omis d’aider ses frères et sœurs, mais il n’a même pas soutenu sa propre mère. Tous nos parents et amis l’ont traité d’ingrat et il est devenu quelqu’un que tout le monde détestait et abandonnait. En grandissant dans un tel environnement, j’ai senti qu’à l’avenir, je devais devenir une personne dotée d’une conscience, quelqu’un qui saurait rendre les actes de bonté. C’est l’influence d’une telle pensée qui m’a rendu incapable de discerner le bien du mal ou le type de personne à qui je rendais la pareille, et je ne me souciais pas de savoir si mes actions étaient conformes aux vérités-principes. Tant que quelqu’un m’avait témoigné de la bonté, je ressentais le besoin de m’en souvenir et de lui rendre la pareille. Comme avec mon oncle, quand il a fallu que je signe de mon nom pour l’expulser, comme qu’il m’avait sauvé la vie, nous avait prêché l’évangile de Dieu des derniers jours et m’avait traité comme son propre enfant, du fait de cette bonté, il m’avait été difficile de signer. Je craignais que ça ne fasse de moi une personne ingrate et sans conscience. Même si j’ai fini par signer, ma conscience ne pouvait pas s’en remettre et je me sentais redevable envers lui. Et puis, quand j’ai été malade pendant que je faisais mon devoir loin de la maison, mon oncle s’était précipité et avait consacré beaucoup d’argent et d’efforts pour s’occuper de moi, à cause de ça, je me sentais encore plus coupable. Alors, après avoir entendu les dirigeants supérieurs échanger sur les principes pour accepter les gens, j’avais voulu saisir cette occasion pour rendre la pareille à mon oncle. Par conséquent, même s’il était évident que mon oncle n’avait pas réfléchi au mal qu’il avait fait ces dernières années et ne l’avait pas compris, qu’il nourrissait même du ressentiment au sujet de son expulsion et qu’il avait identifié auprès du grand dragon rouge la dirigeante d’Église qui l’avait expulsé, comme j’étais contrôlée par la pensée selon laquelle « un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude », j’avais dit du bien de lui devant les dirigeants, en couvrant et en dissimulant son mauvais comportement dans l’espoir qu’il serait réadmis dans l’Église, ce qui me permettrait de payer ma dette. Je me suis rendu compte que la pensée traditionnelle qui dit qu’« un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude » me contraignait, en me rendant incapable de distinguer le bien du mal, le juste du faux. À cause de ça, j’agissais sans le moindre principe ou ligne de conduite morale. À ce moment-là, il était temps de purifier l’Église et d’évincer les personnes malfaisantes, les antéchrists et les incrédules. Si je continuais à me focaliser sur le fait d’avoir une conscience et de rendre leur bonté aux personnes malfaisantes, en voulant les réadmettre dans l’Église, n’étais-je pas complice des personnes malfaisantes et ne provoquais-je pas des interruptions et des perturbations ? Par nature, en quoi mon comportement était-il différent de ce que Dieu a décrit comme le mendiant qui commet un meurtre pour remercier d’une bonté ? En comprenant ça, j’ai clairement vu la fausseté et le poison de la pensée morale traditionnelle selon laquelle « un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude ». C’est une fausseté absolument trompeuse et corruptrice.

Par la suite, j’ai lu davantage des paroles de Dieu : « Le concept culturel traditionnel selon lequel “un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude” doit être discerné. La partie la plus importante est le mot “bonté” : comment devez-vous considérer cette bonté ? À quel aspect et à quelle nature de la bonté fait-on référence ? Que signifie “un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude” ? Il faut que les gens trouvent les réponses à ces questions et qu’en aucune circonstance ils ne soient contraints par cette idée de rendre la bonté reçue : pour quiconque poursuit la vérité, c’est absolument essentiel. Qu’est-ce que la “bonté” selon les notions humaines ? À un degré moindre, la bonté, c’est quelqu’un qui t’aide lorsque tu es en difficulté. Par exemple, quelqu’un qui te donne un bol de riz quand tu meurs de faim, ou une bouteille d’eau quand tu meurs de soif, ou qui t’aide à te relever quand tu tombes et que tu n’arrives pas à te relever seul. Ce sont là autant d’actes de bonté. Un grand acte de bonté, c’est quelqu’un qui te sauve lorsque tu es dans une situation désespérée : c’est une bonté salvatrice. Lorsque tu cours un danger mortel et que quelqu’un t’aide à éviter la mort, il te sauve essentiellement la vie. Ce sont là quelques unes des choses que les gens perçoivent comme de la “bonté”. Ce genre de bonté dépasse de loin n’importe quelle petite faveur matérielle : c’est une grande bonté qui ne peut être mesurée en termes d’argent ou de choses matérielles. Ceux qui en bénéficient ressentent une forme de gratitude qu’il est impossible d’exprimer par quelques mots de remerciements. Est-il exact, cependant, que les gens mesurent la bonté de cette manière ? (Non.) Pourquoi dis-tu que ce n’est pas exact ? (Parce que cette mesure est basée sur les normes de la culture traditionnelle.) C’est une réponse basée sur la théorie et la doctrine, et bien qu’elle puisse sembler juste, elle ne va pas à l’essentiel de la question. Alors, comment expliquer cela concrètement ? Réfléchissez bien. Il y a quelque temps, J’ai entendu parler d’une vidéo en ligne dans laquelle un homme faisait tomber son portefeuille sans s’en rendre compte. Le portefeuille est ramassé par un petit chien qui poursuit l’homme, et quand l’homme voit cela, il bat le chien pour lui avoir volé son portefeuille. Absurde, n’est-ce pas ? Cet homme a moins de morale que le chien ! Les actions du chien étaient en totale conformité avec les normes humaines de moralité. Un humain aurait crié : “Tu as fait tomber ton portefeuille !” Mais parce que le chien ne pouvait pas parler, il a simplement ramassé le portefeuille en silence et a couru après l’homme. Donc, si un chien peut adopter certains des bons comportements encouragés par la culture traditionnelle, qu’est-ce que cela dit des humains ? Les humains naissent avec conscience et raison, ils sont donc d’autant plus capables de faire ces choses. Tant que quelqu’un a une conscience, il peut assumer ce genre de responsabilités et d’obligations. Il n’est pas nécessaire de travailler dur ni de payer un prix, cela demande peu d’efforts et cela consiste simplement à faire quelque chose d’utile, quelque chose qui profite aux autres. Mais la nature de cet acte doit-elle vraiment être considérée comme de la “bonté” ? Est-ce que cela atteint le niveau d’un acte de bonté ? (Ce n’est pas le cas.) Puisque ce n’est pas le cas, les gens doivent-ils parler de rendre la pareille ? Ce serait inutile » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, En quoi consiste la poursuite de la vérité (7)). « Si Dieu veut te sauver, quelles que soient les personnes dont Il utilise les services pour y parvenir, tu dois d’abord remercier Dieu et accepter tout cela de Dieu. Tu ne dois pas adresser ta gratitude uniquement aux gens, sans parler d’offrir ta vie à quelqu’un en signe de gratitude. C’est une grave erreur. L’essentiel est que ton cœur soit reconnaissant envers Dieu et que tu acceptes tout cela de Lui » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, En quoi consiste la poursuite de la vérité (7)). Après avoir lu les paroles de Dieu, j’ai acquis une nouvelle compréhension et une nouvelle définition de la « bonté » dont il est question dans l’expression : « Un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude. » Avant, je pensais que si quelqu’un m’avait tendu une main secourable ou même sauvé la vie quand j’étais confrontée à des difficultés ou à des dangers ou quand ma vie était en péril, c’était une grande bonté dont il me fallait me souvenir et que je devais rendre à l’avenir. À cet instant, grâce aux paroles de Dieu, je me suis rendu compte que tout ça ne pouvait pas être qualifié de bonté ; c’étaient simplement les instincts des gens, ce que toute personne dotée d’une conscience pourrait faire. En ce qui concerne mon oncle, en tant que médecin, me sauver la vie quand il avait vu que j’étais en danger était tout à fait normal et c’était sa responsabilité. De plus, ce souffle que j’ai vient de Dieu, et ma vie et ma mort sont sous la souveraineté de Dieu. Je ne suis pas en vie uniquement parce que mon oncle m’a sauvé. Quand, après le décès de mon père, ma mère a eu du mal à couvrir les frais élevés liés au fait d’avoir plusieurs enfants, mon oncle m’a fait apprendre la médecine avec lui et m’a laissé manger et vivre chez lui, et, en voyant que j’étais en mauvaise santé, il m’a donné des aliments nutritifs. Il s’est également occupé de moi plusieurs années plus tard quand j’ai été hospitalisée. Tout ça relevait de la souveraineté et des arrangements de Dieu, et je devrais accepter ces choses comme venant de Dieu. Par ailleurs, mon oncle nous a prêché l’Évangile de Dieu des derniers jours, ce qui était également la souveraineté et l’arrangement de Dieu. Celui que je devais remercier, c’était Dieu ! En comprenant ça, j’ai enfin été soulagée de la culpabilité que je ressentais vis-à-vis de mon oncle.

À travers cette expérience, j’en suis venu à voir clairement la fausseté de la pensée morale traditionnelle qui dit qu’« un acte de bonté reçu doit être rendu avec gratitude » et la façon dont elle enchaîne les gens et leur nuit. Sans ça, j’aurais continué à rendre les actes de bonté sans discernement, sans principes ni ligne de conduite morale, j’aurais même résisté à Dieu sans m’en rendre compte. Ce sont les paroles de Dieu qui m’ont permis d’avoir cette prise de conscience. Dieu soit loué !

La douleur cessera et les larmes s'arrêteront. Faites confiance à Dieu, Il a entendu nos appels dans notre souffrance, et Il nous sauvera de notre douleur. Contactez-nous pour connaître la bonne nouvelle de Dieu de nous sauver.

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